Les « thanabots » transforment le deuil en services payants d'IA
En bref
- Des entreprises créent des chatbots à partir des données numériques des défunts pour simuler des interactions payantes.
- Les tarifs varient de 178 € à 44 800 € selon la complexité des services proposés.
- L'industrie soulève des questions éthiques sur le consentement, la propriété et la durée des reconstitutions.
Des entreprises exploitent les traces numériques des défunts pour créer des chatbots conversationnels, vendus sous forme d'abonnements. Selon The Conversation, ces « thanabots » s'appuient sur des messages, photos, vidéos et enregistrements vocaux pour simuler une présence interactive, souvent à des tarifs élevés.
Les services proposés varient de simples échanges textuels à des avatars 3D haut de gamme, avec des prix allant de 178 euros à 44 800 euros, selon la complexité. Microsoft détient un brevet depuis 2020 pour créer des chatbots à l'image de personnes décédées, tandis que des acteurs comme HereAfter AI ou DeepBrain AI commercialisent ces solutions.
Cette industrie soulève des questions éthiques majeures : qui contrôle la reconstitution, comment est géré le consentement, et que devient le service si l'entreprise ferme ou si le paiement cesse ? Les thanabots brouillent la frontière entre mémoire et invention, posant un défi pour les familles et les régulateurs.
Ce résumé vous donne l'essentiel. L'article complet, ses chiffres et ses citations sont chez The Conversation France.
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